L’Identification, Source de notre Souffrance et de notre Libération

Comprendre la nature de l’identification est l’enjeu d’une psychologie du XXIème siècle.

Cela implique aussi, nous dit Dominique Schmidt, de « discerner ces deux parties de notre nature : vital et mental ». C’est en effet sur la base du vital et du mental que se maintient « l’ego séparateur » avec toutes ses souffrances. L’identification peut cependant prendre « un tout autre sens », la « connaissance directe et intime », une « connaissance par identité », de chaque chose, de chaque être au sein de la conscience globale.

Le Pouvoir Transformateur de la Simplicité

Pourquoi la simplicité, si facile à comprendre, semble-t-elle si difficile à incarner ?

Pour approfondir cette question, Dominique Schmidt décrit les raisons égotiques de nos vies aux prises avec une société déshumanisante et mécanique. Pour aller plus en profondeur, il s’agit alors, par la connaissance de soi, par une « observation silencieuse », de « résoudre notre complexe nature psychologique », et par cette « expérience directe » réaliser la « découverte de l’unité solidaire à toute chose » – c’est là le « retour à la simplicité ».

Sommes-nous Libres ou sommes-nous le jouet des Gunas ?

Notre « je » conditionné est soumis aux différentes forces de la nature que la tradition des Védas a décrit comme trois modes irréductibles : les trois Gunas.

Ces trois principes font de nous, nous dit Dominique Schmidt des « marionnettes de la Nature » ; que ce soit le principe d’inertie et d’obscurité (tamas), le principe de désir et d’action (rajas), ou encore celui de réflexion et de lumière (sattva). Notre vraie liberté dépend alors de notre lucidité à voir notre propre asservissement aux jeux complexe des Gunas.

L’Enfant intérieur, Passage initiatique

L’enfant intérieur porte encore l’innocence que les adultes ont perdue.

Dominique Schmidt, nous livrant son propre témoignage, aborde la mutation d’une nouvelle vision du monde, et d’une nouvelle manière de vivre qui commence au-delà de l’ego. « L’ « état d’innocence » retrouvé est alors une étape décisive vers l’ « état primordial ».

L’aventure de la Vie, la Sagesse du Vécu

Nous passons par de nombreuses expériences que nous traversons avec plus ou moins de bonheur. Les expériences se succèdent tandis que nous rêvons d’aller toujours plus loin – dans le meilleur des cas, lorsque nous ne sommes pas désabusé par le risque d’une longue et douloureuse insatisfaction… Cette « vie mécanisée », c’est celle de l’ego qui ne peut trouver le repos.

Au-delà, nous dit Dominique Schmidt, lorsque le moi réalise qu’il est « lui-même l’obstacle à la vie », la vraie sagesse, hors de tout expérience, s’éveille dans l’ « expériencing », « l’êtreté de la vie libérée ».

Notre perte ou une naissance spirituelle

L’ego a permis une évolution technologique extraordinaire et dans tous les domaines de la civilisation – industriel, commercial, financier, transport, communication… Mais ce monde de l’ego a été suspendu pendant quelques temps.

Avons-nous compris, avec Dominique Schmidt, que l’ego, qui fut une « aide », était devenu une « entrave » ?
C’est en tout cas, ce que ce confinement a permis, à certains, de réaliser.

L’homme envoûté par la matière

La découverte de « l’inconscience de notre sommeil profond » n’est plus nécessaire et indispensable à un éveil et à un développement individuel, mais à la survie planétaire de notre humanité et de ses habitants vivants, sensibles et animés en voie d’extinction massive.

Dominique Schmidt exprime l’urgence d’un éveil au-delà des émissions médiatiques et des colloques internationaux, facteurs de bonnes intentions politiques, qui tentent en vain de nous bercer d’illusions, ignorant l’essentiel : se connaître soi-même.

De la volonté personnelle à la volonté divine selon Krishnamurti et Sri Aurobindo

La question de la volonté dépend essentiellement d’une connaissance consciente vivant en nous-même. Mais la volonté des désirs est multiple ; elle est aussi sur plusieurs niveaux d’être… Alors de quelle volonté parlons-nous ?

Dominique Schmidt nous présente la vision de Krishnamurti et de Sri Aurobindo qui, tous deux ont été les pionniers de ce passage si crucial : celui de la volonté personnelle, égocentrique, à la volonté divine, créatrice.

Le Tao de l’action par le non-agir

Par un « premier vouloir », né dans l’ignorance de l’Unité originelle dont il est issu, « nous sommes épris des phénomènes et des apparences dont nous sommes devenus les esclaves », nous dit Dominique Schmidt.

A l’étape suivante, celle du « non-vouloir », l’ensemble des réactions conditionnées de l’ego sont vues, afin que se recrée, par une « nouvelle volonté d’origine divine », le monde « dans l’action de l’amour et de l’intelligence purs ».

La place de l’émotion dans la connaissance de soi : la force transformatrice

Les émotions, des plus grossières aux plus subtiles, s’échelonnent à travers nos niveaux d’être.

Dominique Schmidt décrit les trois niveaux où les émotions s’enracinent : le physique, le vital et le mental. Il nous mène à l’exploration de leur transformation en pais, générosité et gratitude, jusqu’à l’Amour pur que nous découvrons lorsque « nous recouvrons notre être profond ».